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Tu verras quand il sera ado…

Et si cette phrase parlait surtout de nos peurs d’adultes ?


Ado sur son téléphone

"Tu verras quand il sera ado." Cette phrase, beaucoup de parents qui ont choisi une autre voie que l'éducation "traditionnelle" l’ont déjà entendue.


Parfois sur le ton de l’humour. Parfois avec un sourire un peu condescendant. Et parfois avec, en filigrane, un espoir étrange : que l’enfant “tourne mal”, que l’adolescence devienne la preuve que la bienveillance ne fonctionne pas.


Pourtant, cette phrase ne parle ni de ton enfant, ni de ton choix éducatif. Elle parle avant tout de la peur de ceux qui la prononcent.


Pourquoi entend-on souvent « tu verras quand il sera ado » ?

Lorsqu’un parent choisit une voie différente de celle de sa famille ou de son entourage, cela vient bousculer des repères profondément ancrés.


1- Remettre en question l’éducation reçue

Voir un parent éduquer sans punitions, sans menaces, sans rapport de force peut être inconfortable. Parce que cela oblige, parfois malgré soi, à regarder sa propre histoire.

Et se demander : Et si d’autres chemins avaient été possibles ?


2- La peur derrière le besoin de contrôle

Beaucoup d’adultes associent encore l’adolescence à la perte de contrôle, à la rébellion, au chaos. Dans cette vision, punir, menacer ou dominer devient une manière de prévenir le pire. Non pas par méchanceté, mais par peur.

Peur de ne plus être écouté. Peur de perdre sa place. Peur que l’enfant échappe.


L’adolescence n’est pas une coupure nette avec l’enfance. C’est une continuité.


Un enfant qui grandit dans un climat de sécurité émotionnelle, d’écoute et de respect n’entre pas en adolescence contre ses parents. Il y entre avec les bases relationnelles qu’il a intégrées. La confiance ne disparaît pas du jour au lendemain. Elle se transforme, elle s’ajuste, mais elle reste un socle.


Ce que la bienveillance transmet réellement

La bienveillance n’est pas un laisser-faire. C’est une présence active, un cadre sécurisant, une relation vivante.

Les enfants apprennent moins de ce qu’on leur dit que de ce qu’ils vivent. Ils observent comment on gère les conflits, la frustration, les émotions difficiles.

Les neurones miroirs font un travail extraordinaire :ils intègrent le respect, l’écoute et la régulation émotionnelle… quand ils les voient à l’œuvre.


"Heureusement que mon père me frappait… » : une croyance à questionner

Cette phrase, encore trop souvent entendue, mérite qu’on s’y attarde. Et si on retournait la question ? Plutôt que de se demander ce que l’enfant a fait pour “mériter” cela, posons une autre question : qu’est-ce qu’un adulte a vécu, appris ou cru pour en arriver à penser que la violence était nécessaire ? La violence éducative n’est jamais causée par l’enfant. Jamais.


Choisir le lien plutôt que la peur

Choisir une éducation basée sur le respect et l’écoute demande du courage. Parce que cela implique de sortir des automatismes, de douter, de se remettre en question.

Ce choix n’est pas naïf. C’est un pari sur la relation, sur le long terme, sur la capacité de l’enfant à coopérer quand il se sent en sécurité.


Ce n’est pas attendre que l’enfant “aille mal” pour prouver qu’on avait raison. C’est lui offrir aujourd’hui ce qui lui permettra de traverser demain.


Être soutenu quand on choisit une autre voie éducative

Ce chemin peut parfois sembler solitaire. Surtout quand l’entourage doute, critique ou attend l’échec. Alors s’entourer devient essentiel.


Il existe des espaces où l’on soutient les parents sans espérer que les enfants trébuchent. Des espaces où l’on avance ensemble, avec respect, lucidité et humanité. C'est exactement ce que je propose avec "Plus jamais seule".


Si ces mots résonnent pour toi, tu es au bon endroit !

 
 
 

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